Association Parole-Bégaiement
Dernière mise à jour :
lundi 30 août 2010
Brèves
L’APB aux 20 km de Paris 2010
samedi 3 juillet
Le 10 octobre, venez courir avec nous les 20 kilomètres de Paris.
En prélude à la JMB du 22 octobre, nous vous proposons donc de nous rejoindre pour cet échauffement parisien, que nous courrons en revêtant le tee-shirt au sigle de l’APB.
sur le web : L’affiche
Troubles "dys" de l’enfant - Guide ressources pour les parents
mercredi 7 avril
Cette brochure s’adresse aux parents d’un enfant chez qui un trouble cognitif vient d’être diagnostiqué (dyslexies, dysphasies, dyscalculies, dyspraxies, dysorthographies, troubles de l’attention…). Elle leur apporte des points de repères pour accompagner l’enfant dans sa scolarité et présente les différentes structures d’accueil et les professionnels du champ.
Prise en charge du bégaiement
vendredi 18 décembre

Semaine de formation intensive sur la prise en charge du bégaiement.
(Stage pour les orthophonistes)

- Pour plus de détail : Site web

Prochain stage du 18 au 25 septembre 2010, à Villers sur mer ( 14 )

Le Forum Paroles de Bègues
mardi 15 décembre
Déjà quatre ans que le forum existe, plus de 1300 membres, 2300 sujets de discussion et 32000 messages.
C’est une véritable richesse pour toutes les personnes bègues.

(Voir l’affiche)
sur le web : Voir le forum :
Diplôme Universitaire
samedi 28 novembre

BÉGAIEMENTS ET TROUBLES DE LA FLUENCE DE LA PAROLE

Perspectives théoriques, approches cliniques, pratiques thérapeutiques

Objectifs : former et qualifier des praticiens à la prise en charge des bégaiements et des troubles de la fluence de la parole à travers la clinique et la pratique des rééducations de ces pathologies.

Sur le Web
En direct de l’Iceberg
Si vous voulez connaître le bégaiement dans ses soubassements, c’est à lire sans délai !
Qu’est-ce que le bégaiement ?
lundi 22 mai 2006
La fluence verbale se manifeste au travers des différents paramètres que sont : le débit, le rythme, l’absence d’effort laryngé ou d’articulation. Mais c’est surtout la continuité de la parole qui atteste de la facilité avec laquelle un sujet met en jeu ces aspects de la fluence verbale.

Dès qu’un très jeune enfant émet deux mots successifs, on parle de fluence. Pourtant de nombreuses répétitions accompagnent souvent ses premiers essais.

Les répétitions qui touchent une partie du mot (phonèmes ou syllabes) sont les premières à disparaître. La continuité de la parole va progressivement s’installer grâce aux transitions entre les phonèmes et les syllabes puis entre les mots.

L’enfant, en grandissant, assure la coordination de plus en plus rapide et de plus en plus précise de ses articulateurs, suivant en cela un calendrier développemental parallèle à celui de la maturation du système nerveux central.

Les pauses diminuent avec l’augmentation du débit, en particulier entre 3 et 7/8 ans. L’enfant fait l’expérience du rythme dès le babillage ; c’est vers 2/3 ans que le rythme caractéristique du langage constitué se développe. La présence inhabituelle et répétée des hésitations, répétitions et arrêts (et les parents sont les premiers à en être conscients) signale une parole qui n’est pas normalement fluente. Mais la frontière pour de si jeunes enfants est difficile à tracer entre parole fluente ou normalement disfluente et parole bègue.

Ce que l’on peut savoir des débuts du bégaiement repose entièrement sur le témoignage des parents. D’apparition brutale ou progressive, les bégayages sont bien différents des troubles articulatoires ou phonologiques et traduisent un effort de production de la parole.

On peut néanmoins retenir un certain nombre de critères de risque pour juger de la sévérité des disfluences observées et de leur risque d’évoluer vers la chronicisation. A ces critères de risques attachés au symptôme, il convient d’associer les facteurs favorisants et déclenchants décrits plus haut et le rôle joué par les réactions de l’enfant et des parents à ces disfluences. Il peut exister d’autres facteurs que ceux recherchés ou cités par les parents, l’expérience clinique montre que le bégaiement s’installera d’autant plus sûrement que des facteurs non exprimés seront à l’oeuvre.

Statistiquement, 1% de la population est bègue, ce handicap touche quatres sujets masculins pour un sujet féminin. Le bégaiement existe aussi bien chez l’enfant que chez l’adulte. Le bégaiement débute le plus souvent entre trois et sept ans, parfois plus tôt, parfois jusqu’à dix ou douze ans. rarement à l’age adulte, sauf après traumatisme.

Etude de L. RUSTIN, Londres 1991

  • Age moyen de début : 3 ans 6 mois
Avant 3 ans 27%
Entre 3 et 7 ans 68%
Après 7 ans 5%

Le bégaiement provoque le rire, la gène, ou la fausse indifférence.

En surface, le bégaiement c’est des accidents dans le déroulement de la parole (répétition de syllabes, prolongements de sons, blocages).

Ces accidents peuvent s’accompagner de spasmes respiratoires, mouvements involontaires du visage ou du corps tout entier. La gravité du bégaiement n’est pas proportionnelle à l’importance de ces accidents.

Plus profondément, c’est un trouble de la communication qui perd sa spontanéité et son naturel, une lutte ou le sujet perd le contact naturel avec son interlocuteur, une volonté de bien parler qui gène le fonctionnement automatique de la parole (cercle vicieux).

Le bégaiement varie sous l’influence de l’émotion, la fatigue, la crainte de bégayer, les efforts faits pour le dissimuler. Il varie aussi par période sans raison apparente.

Le bégaiement n’existe que dans le contexte de la communication spontanée face aux autres (pas dans le chant ou le théatre, rarement dans la lecture).

Pour comprendre les origines du bégaiement, il faut sortir de l’idée de cause, généralement réputée inconnue, et envisager des facteurs : liés à l’individu (facteurs neuro-psychologiques, troubles moteurs, personnalité psycho-affective particulière), liés à l’environnement (familial, scolaire), événements traumatisants (reconnus ou non reconnus, ne déclenchent un bégaiement qu’en présence de facteurs favorisants).

Il n’existe pas aujourd’hui d’accord général sur la génèse du bégaiement et aucune théorie n’est universellement admise. Certains insistent sur le plan moteur, d’autres sur l’aspect comportemental ou psychologique.